Poèmes Coeurange suite 
Contine du petit guerrier…A,B,C,D,
Ma chemise est déchirée,
E,F,G ,H,
Il ne faut pas que ça se sache,
I,J,K,L,
Maman va me remonter les bretelles,
M,N,O P,
Faut vite la raccommoder !
Q,R,S,T,
Vite, vite, s’il vous plait !
U,V,W,X,Y,Z,
J’ai bien besoin de votre aide !!!
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Je voudrais…Je voudrais être au bout de ma nuit,
Pouvoir oublier ma vie,
Etre une étoile qui s’éteint
Sur le chemin rocailleux
De son douloureux destin...
Je voudrais être la pluie,
Tombée jour et nuit,
Puis devenir ruisseau
Me noyer dans un fleuve plus gros…
Disparaître à tout jamais,
Pour ne plus pouvoir aimer,
Ne plus espérer, ne plus rêver…
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Caresses…Amoureusement enlacés l’un à l’autre,
Bien à l’abri des regards,
A l’ombre des bouleaux gris,
Deux amoureux s’embrassent tendrement…
Ils se murmurent des mots d’amour,
Se font la promesse de s’aimer toujours…
Puis, ils se prennent par la main,
Marchent lentement dans la tiédeur du soir…
Mille senteurs printanières s’échappent des frondaisons,
Un vent léger agite les feuilles des arbres,
Faisant virevolter les premiers pétales …
Il se fait tard maintenant, ils sont seuls dans le parc.
Ils s’allongent doucement près du lac
Où les premiers rayons de lune
Viennent illuminer le front de l’onde.
Une flamme divine éclaire leurs prunelles,
Dévoilant le secret de leur âme…
Leurs mains se cherchent, se prodiguent milles caresses,
Mais ils restent sages, c’est ce qu’ils préfèrent,
Parce qu’ils savent que ce sont ces moments là les plus précieux !
Et bien souvent, ils s’arrêtent là, heureux…
Parfois, il suffit de tendres et sages caresses pour que le cœur soit comblé…
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Passe le temps…Dès que le ciel s’assombrit,
Que les étoiles brillent la nuit,
Je revois, comme c’est troublant,
La pâle lune dardant
Ses rayons majestueux
Dans le diamant de ses yeux,
Et la douceur s’installant
Dans les plis de nos draps blancs.
Ainsi passe chaque nuit,
Reviennent mes rêves maudits…
Puis, lentement, s’enfuit le noir
Comme pour réveiller l’ espoir
Et dans sa rouge parure
Que le soleil blanc éclaire
N’est-il pas beau et charmant
Le cœur de mon bel amant ?
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Nuit d’opale…Dans la forêt tranquille, le vent murmure d’étranges mélodies,
L’onde pure du lac se pare de l’or et du pourpre du couchant,
Le jour s’éteint, la voix silencieuse de la nuit s’éveille…
Réinventant chaque soir une toile nouvelle
Pour les branches tourmentées du vieil aulne noueux,
L’horizon, en feu, aquarellise le ciel de ses doigts de verre.
Les fleurs, aux subtils parfums, ferment leurs corolles,
Les feuilles, que des larmes d’oiseaux ont rempli,
Scintillent sous les rayons lunaires aux opalines couleurs.
Tout s’endort, tout est calme et paisible.
Et c'est là, à la fin de la nuit, quand tout renaît,
Lorsque l'on se rappelle encore que l'on a rêvé,
Que, le cœur fidèle, je t'attendrai...
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Senteurs automnales…Le flot de la cascade joue bruillament entre les cailloux,
Eclaboussant sur son passage les robes multicolores des fleurs,
Et, comme pour parfaire leurs tenues de soirée,
Le soleil mire ses rayons dans les gouttelettes déposées.
Plus bas, dans le vallon, l’onde se calme,
Formant une grande étendue d’eau aux vaguelettes scintillantes.
L’alizé danse dans les branches des arbres
Faisant virevolter quelques feuilles trop tôt fanées.
Soudain, l’oiseau s’est tu :
Au loin gronde un orage gigantesque.
L’azure, pourtant si clair, s’assombri inexorablement.
Le ciel aux volutes d’ébène se zèbre d’or et d’argent.
Les nuages gorgés de larmes déversent leurs chagrins sur la plaine,
Grossissant rapidement le cours du ruisseau.
L’autan souffle rageusement sur les ailes du vieux moulin.
Puis, dans un fracas d’enfer, s’embrase un chêne centenaire.
Ainsi s’éloigne la tempête, laissant derrière elle, de gros nuages gris.
La tourmente achevée, une brise légère se lève, dispersant les nues.
Le jour s’achève, brodant l’horizon de dentelles cramoisies.
La terre laisse s’échapper des effluves aux senteurs automnales
Qui, d’une langueur monotone, viennent bercer mon âme.
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