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Je vous présente aujourd'hui une Auteur qui me tiend à coeur. C'est toujours un plaisir renouvelé de découvrir ses nouveaux poèmes selon le thème choisi. Je publie quelques textes et je la remercie pour son autorisation.
Renée Jeanne Mignard, poètesse de notre temps. Elle est toujours disponible pour faire sur un évènement important de sa ville le poème qui convient. Elle répond toujours présente et prête son concours bénévole dans les écoles et les bibliothèques de Touraine.
Elle a publié six recueils:"Ecrits du coeur","La corde sensible","Coups de coeur","Le coeur en émoi", "A coeur joie "et son tout dernier-né,"Le coeur au bord des rimes". Je vous invite à découvrir ses merveilleux textes en parcourant son site.
La colombe
Une gente colombe est venue cette nuit Se poser doucement à côté de mon lit. Tristes étaient ses yeux, et sa robe nacrée Etait pleine de boue, et de rouge empourprée. Elle tenait au bec un rameau d'olivier Qu'elle vint déposer près de mon oreiller.
-"Tiens, prends-le, me dit-elle, il n'en est plus besoin. Cette branche de paix ne signifie plus rien. Je l'ai chérie longtemps, mais depuis quelques mois, Elle me pèse trop, elle est lourde pour moi. Prends, je t'en fais cadeau, fais-en ce qu'il te plaît. Je ne veux, quant à moi, plus la revoir jamais.-"
Je pris le rameau vert, symbole précieux Pour essuyer les pleurs qui coulaient de ses yeux. -"Colombe, mon amie pourquoi ce noir discours ? Crois-tu donc que sur terre il n'y a plus d'amour ? Que les oiseaux du ciel ne savent plus chanter, Et que n'embaument plus les roses de l'été ?
Que l'abeille rechigne à fabriquer son miel ? Qu'après un gros orage il n'est plus d'arc-en-ciel ? Que le bébé qui dort dans son petit berceau A perdu l'innocence, et n'est plus aussi beau ? Que si l'on s'en rapporte aux fautes qu'il commet, Le devenir de l'homme est maudit à jamais ?
Non, ne crois pas cela, ce serait un grand tort, Car le droit d'espérer nous est donné encor. Et même si parfois, la besogne est cruelle, Il n'est pas encor temps de replier tes ailes.-"
La colombe écoutait, religieusement. Elle me regardait. Puis au bout d'un moment, -"Grand merci, mon amie, tu m'as rendu l'espoir. J'ai eu tort de douter, et crois-moi, dès ce soir, Je vais aller partout offrir mes bons offices.-" Puis en me souriant d'un sourire complice, Elle vint se poser près de mon oreiller, Et reprit dans son bec le rameau d'olivier.
Lorsqu'elle s'envola, majestueuse et fière, A l'horizon, là-bas, une grande lumière Apparut aussitôt dans l'espace infini, Pour déchirer enfin les voiles de la nuit.
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L'enfant
Dis, Maman, que dit l'hirondelle Gazouillant dans le ciel clair? Elle dit la sève nouvelle Et le trépas de l'hiver.
Dis, Maman, que dit l'alouette Qui grisolle sa chanson? Elle dit que la terre est prête Pour le retour des moissons.
Dis, Maman, que dit la pigeonne Qui roucoule sur le toit? Elle dit que s'en vient l'automne Et qu'il faut couper le bois.
Dis,Maman,que dit la hulotte Qui la nuit ne s'endort pas? Elle dit que chaussant ses bottes, L'hiver avance à grands pas.
Dis, Maman, que dit la mésange Qui ramage sur l'ormeau? Elle dit que ce monde étrange N'a jamais été plus beau.
Dis,Maman, que dit la colombe Qui ne cesse de gémir? Elle dit....que le serein tombe Et qu'il est temps de dormir
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Ce que je vois Dans tes yeux, mon ami, je vois Des ciels, des brumes, des éclairs, Je vois les vagues de la mer, Des orages de perles d’eau.
Dans tes mains, mon ami, je vois L’humilité, le don de soi, Je vois le signe de la croix Et des caresses en cadeau.
Dans ton corps, mon ami, je vois La somme de tous mes désirs, Tout un océan de plaisirs Qui met des frissons sur ma peau.
>Dans ton cœur, mon ami, je vois La source vive de l’amour, Le bonheur simple de nos jours, Le respect de ce qui est beau.
Pourtant, je vois bien mon ami Que je ne te sais qu’à demi. Malgré ce que tu me permets, Cachés en ton jardin secret, Il est des remords, des regrets Que je ne connaîtrai jamais.
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Tu es là
Tu n’es pas près de moi, Pourtant tu es partout…..
Dans le ciel pur de l’aube claire, Le vol gracieux de l’oiseau, Le doux gazouillis du ruisseau,
Tu es là.
Dans la caresse de la pluie, Le soleil d’un matin de juin, Les frais ombrages du jardin,
Tu es là.
Dans la blancheur de la colombe, Le cri de l’alouette au champ, La splendeur d’un soleil couchant,
Tu es là.
Dans la fleur pleurant sa rosée, Le chêne protégeant le nid, La voûte étoilée de la nuit,
Tu es là.
Dans le calme de la rivière, Les épis dorés de juillet, La senteur poivrée de l’œillet,
Tu es là.
Dans la magie d’un clair de lune, Le livre effeuillé trop souvent, La troublante plainte du vent,
Tu es là.
Dans le sommeil de la nature, Les feuilles du bouleau défunt, La rose exhalant son parfum,
Tu es là.
Tu n’es pas près de moi, Pourtant tu es partout.
Renée-Jeanne Mignard
Date de création : 15/08/2006 @ 14:01
Dernière modification : 09/02/2007 @ 08:02
Catégorie : Carnets de poésies
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